Is Being an Influencer a Real Job? Give Your Opinion in French (B1)
Marion thinks it's a real job. Robin is not so sure. And Marion has a confession: two years ago, she was an influencer herself, for exactly three weeks… and it ended very badly. In this episode of Fluentable French, you learn how to give your opinion in natural French, and when the subjunctive comes in.
Level: B1 (also useful at B2). What you'll learn: à mon avis, je pense que, je ne pense pas que + subjunctive, je doute que, and how to agree or disagree with nuance.
The debate: a job, or just a phone?
Robin is against: a real job needs training and skills, advertising isn't always honest, and it's a fragile job (one day you have many followers, the next day the app changes its rules).
Marion is for: a good creator must write, film, edit, speak to a camera, understand their audience and negotiate with brands; it gives creative people a voice; and like every job, there are honest and less honest people. She also admits it can be hard on mental health.
Then Robin takes up a challenge: becoming an influencer for a day, with a one-minute video about his favourite topic, bread. He has to find a hook for the very first seconds… and he discovers it's much harder than he thought.
And Marion's three weeks as an influencer? Listen to the end of the episode.
6 social media words in French
| French | English | Example |
|---|---|---|
| un abonné · s'abonner | a follower · to follow | Elle a beaucoup d'abonnés. |
| publier · une publication | to post · a post | Publier une vidéo. |
| faire le buzz | to go viral | Une vidéo qui fait le buzz. |
| un partenariat | a sponsorship deal | C'est un partenariat avec une marque. |
| un placement de produit | product placement | Un placement de produit discret. |
| la notoriété | fame, being well known | Gagner en notoriété. |
Grammar: giving your opinion
Simple expressions that don't change the grammar of the sentence: à mon avis, selon moi, pour moi, personnellement.
Opinion verbs + indicative (in affirmative sentences): je pense que, je crois que, je trouve que, je suis sûr(e) que.
Je pense que c'est un vrai métier. (I think it's a real job.)
Negative or doubt + subjunctive: when the opinion becomes a doubt, French often switches to the subjunctive.
Je ne pense pas que ce soit un vrai métier. (I don't think it's a real job.)
Je doute qu'il ait raison. (I doubt he's right.)
The most useful subjunctive forms after je ne pense pas que: soit (être), ait (avoir), puisse (pouvoir), fasse (faire), aille (aller), sache (savoir).
Honest note: in everyday speech, many French people say je ne pense pas que c'est. In writing and in exams like the DELF, the subjunctive is preferred.
From total agreement to total disagreement
| Expression | Meaning |
|---|---|
| Je suis tout à fait d'accord. | I completely agree. |
| Je suis plutôt d'accord. | I tend to agree. |
| Oui et non. · Ça dépend. | Yes and no. · It depends. |
| Tu n'as pas tort. | You're not wrong (a very French way to half-agree). |
| Je ne suis pas sûr(e). · C'est discutable. | I'm not sure. · That's debatable. |
| Je ne suis pas du tout d'accord. | I totally disagree. |
Common mistakes to avoid
- Subjunctive after an affirmative « je pense que »: ✗ je pense que ce soit vrai → ✓ je pense que c'est vrai.
- Indicative after « je doute que »: ✗ je doute qu'il a raison → ✓ je doute qu'il ait raison.
- « Selon moi, je pense que… »: both mean the same thing. Choose one.
- The wrong preposition after « d'accord »: ✗ je suis d'accord à toi / de toi → ✓ je suis d'accord avec toi. With a verb, it's être d'accord pour + infinitive: je suis d'accord pour essayer. To accept a proposal, a simple d'accord or ça marche sounds more natural than je suis d'accord.
Practise: 10 sentences to remember
- À mon avis, c'est un vrai métier.
- Je pense que c'est un métier difficile.
- Je ne pense pas que ce soit un métier stable.
- Je trouve que leurs vidéos sont créatives.
- Je doute que les abonnés fassent la différence.
- Je ne suis pas sûre qu'il ait raison.
- Je suis d'accord avec toi sur ce point.
- Je ne suis pas du tout d'accord.
- Selon moi, la transparence est essentielle.
- Je ne crois pas que tout le monde puisse le supporter.
Quick quiz. (1) Indicative or subjunctive: « Je pense que ce (être) vrai. » (2) « Je doute qu'il (avoir) raison. » (3) What does « tu n'as pas tort » really mean?
Answers: (1) c'est (indicative). (2) ait (subjunctive). (3) You've got a point, said without fully admitting it.
Frequently asked questions
Does « je pense que » take the subjunctive?
No, not in the affirmative: je pense que c'est vrai. In the negative (je ne pense pas que), it usually takes the subjunctive: je ne pense pas que ce soit vrai.
Does « je doute que » always take the subjunctive?
Yes: je doute que always takes the subjunctive. Je doute qu'il le sache. But se douter que (to suspect) takes the indicative: je me doute qu'il est fatigué.
How do you say “it depends” in French?
Ça dépend. French people love it: it's the perfect answer for a nuanced opinion.
Keep going with Fluentable
À ton avis, quel est ton niveau ? Take our free level test: you'll get an estimate of your level and ideas of what to work on next.
New episodes of Fluentable French come out regularly on YouTube. Marion and Robin are fictional characters and the stories are invented by the Fluentable team; the voices are 100% human.
Full transcript (in French)
The complete script of the episode, with a few small corrections. When Marion and Robin mention “the link in the description”, it's the button on this page. Read along while you listen, then try reading a part out loud.
Introduction
Robin : Marion, tu veux leur dire, ou je le dis ?
Marion : Bon. Il y a deux ans, j'ai été influenceuse. Pendant trois semaines exactement.
Robin : Et ça s'est très, très mal terminé.
Marion : Je te raconte tout… à la fin de l'épisode.
Robin : Bonjour et bienvenue dans Fluentable French. Moi, c'est Robin.
Marion : Et moi, c'est Marion. Si tu veux connaître ton niveau de français, le test de niveau gratuit est dans la description.
Robin : Aujourd'hui, niveau B1, et une question qui divise les familles pendant les repas de Noël : influenceur, est-ce que c'est un vrai métier ?
Marion : Et pour en débattre, on va travailler un point de langue indispensable : donner son opinion. Je pense que, je trouve que, à mon avis… Et surtout, un piège célèbre : je pense que, avec l'indicatif, mais je ne pense pas que, avec le subjonctif.
Robin : Un piège dans lequel même certains Français tombent. On commence.
Partie 1 : c'est quoi, un influenceur ?
Marion : D'abord, une définition. Pour moi, un influenceur, c'est une personne qui publie du contenu sur les réseaux sociaux et qui a beaucoup d'abonnés. Des gens qui la suivent, qui l'écoutent, et parfois qui achètent ce qu'elle recommande.
Robin : Et c'est là que ça devient un métier. Parce que les marques paient ces personnes pour parler de leurs produits.
Marion : Exactement. Une marque de vêtements envoie un pull à une influenceuse. Elle le porte dans une vidéo, elle dit qu'elle l'adore, et ses abonnés l'achètent.
Robin : Et elle l'adore vraiment, ce pull ?
Marion : Ça, c'est une autre question. On y reviendra.
Robin : Il y a des influenceurs dans tous les domaines, non ? La cuisine, le sport, la mode, les voyages…
Marion : Oui, et même l'apprentissage des langues ! Il y a des gens qui expliquent la grammaire française en une minute, avec humour. Je trouve que c'est super pour les apprenants.
Robin : Là, je suis d'accord. Quand quelqu'un t'apprend quelque chose d'utile, c'est différent. Le problème, pour moi, c'est l'influenceur qui ne fait que montrer sa vie. Son petit-déjeuner, ses vacances, sa voiture…
Marion : Mais il y a des gens qui aiment regarder ça. C'est comme un feuilleton. On suit la vie de quelqu'un.
Robin : Un feuilleton où le personnage principal fait de la publicité toutes les cinq minutes.
Marion : Toi, tu suis des influenceurs ?
Robin : Peut-être… un ou deux. Un boulanger qui montre comment il fait son pain. Et un monsieur qui répare des vieux vélos.
Marion : Donc tu suis des influenceurs !
Robin : Ce ne sont pas des influenceurs. Ce sont des artisans qui ont un téléphone.
Marion : Ah, je pense que c'est exactement la même chose.
Les mots des réseaux sociaux
Marion : Six mots des réseaux sociaux que tu vas entendre partout. D'abord, un abonné : une personne qui suit ton compte. Un follower, quoi.
Robin : Ensuite, publier : mettre une photo ou une vidéo en ligne. Et à l'oral, on dit souvent poster.
Marion : Troisième mot : faire le buzz. Ta vidéo devient très populaire, très vite.
Robin : Comme une vidéo de chat qui tombe d'un canapé.
Marion : Toujours les chats. Ensuite, un partenariat : une marque te paie pour parler de son produit.
Robin : À ne pas confondre avec un placement de produit : le produit apparaît dans la vidéo, parfois discrètement.
Marion : Et pour finir, la notoriété : le fait d'être connu. Un buzz, et tu gagnes en notoriété.
Robin : Même avec un chat ?
Marion : Surtout avec un chat.
Le point de langue : donner son opinion
Robin : Le point de langue. Pour donner son opinion, il y a des expressions très simples. À mon avis. Selon moi. Pour moi. Personnellement.
Marion : À mon avis, influenceur, c'est un vrai métier. Selon moi, c'est un métier difficile. Ces expressions sont faciles : elles ne changent rien à la grammaire de la phrase.
Robin : Ensuite, il y a les verbes d'opinion : penser, croire, trouver, être sûr. Je pense que, je crois que, je trouve que, je suis sûr que. Après ces verbes à la forme affirmative, on utilise l'indicatif. Le mode normal.
Marion : Je pense que c'est un vrai métier. Je crois que les influenceurs travaillent beaucoup. Je trouve que leurs vidéos sont drôles.
Robin : Et maintenant, le piège classique. Écoute bien : « je pense que c'est vrai ». Mais : « je ne pense pas que ce soit vrai ». « C'est » devient « ce soit ».
Marion : Pourquoi ?
Robin : Parce qu'ici, le subjonctif exprime le doute. « Je pense que », c'est une certitude dans ma tête : indicatif. « Je ne pense pas que », c'est un doute : subjonctif. Et c'est souvent pareil dans une question avec inversion : penses-tu que ce soit vrai ?
Marion : Donc : je pense que c'est un vrai métier. Mais : je ne pense pas que ce soit un vrai métier.
Robin : Exactement. « C'est » devient « ce soit ». Autres exemples : je crois qu'il a raison. Je ne crois pas qu'il ait raison. Je suis sûr qu'elle peut réussir. Je ne suis pas sûr qu'elle puisse réussir.
Marion : Et il y a aussi des expressions qui demandent le subjonctif, parce qu'elles expriment le doute : je doute que, il n'est pas certain que. Je doute que ce métier existe encore dans vingt ans.
Robin : Petite remarque honnête : à l'oral, beaucoup de Français disent « je ne pense pas que c'est », avec l'indicatif. On l'entend tous les jours. Mais à l'écrit, et dans un examen comme le DELF, on attend le subjonctif.
Marion : Pour t'entraîner, voici les formes du subjonctif les plus utiles après « je ne pense pas que » : que ce soit, qu'il ait, qu'il puisse, qu'il fasse, qu'il aille, qu'il sache.
Robin : Écoute la liste, puis mets sur pause et répète-la deux fois à voix haute : soit, ait, puisse, fasse, aille, sache.
Partie 2 : le débat
Marion : Le débat ! Robin, tu es contre. Ton premier argument ?
Robin : Mon premier argument : pour moi, un métier, ça demande une formation, des compétences. Un plombier apprend son métier. Une infirmière fait des études. Un influenceur, lui, prend son téléphone, et c'est parti. Je ne pense pas que ce soit un vrai métier.
Marion : Je ne suis pas d'accord. Je pense que tu sous-estimes le travail. Un bon créateur de contenu doit savoir écrire, filmer, faire du montage, parler devant une caméra, comprendre son public, négocier avec les marques. Ce sont des compétences ! Il fait le travail de plusieurs personnes.
Robin : Hmm. C'est vrai qu'un bon montage, ça prend du temps. J'ai essayé une fois de monter une vidéo de deux minutes. J'ai passé trois heures dessus.
Marion : Tu vois ! Mon premier argument pour, c'est justement ça : c'est un métier qui demande beaucoup de travail, même si on ne le voit pas. On voit la photo parfaite. On ne voit pas les cinquante photos ratées avant.
Robin : D'accord. Mon deuxième argument : l'honnêteté. Je trouve que la publicité n'est pas toujours claire. Quand une influenceuse dit « j'adore cette crème », est-ce qu'elle l'adore vraiment, ou est-ce qu'on la paie pour dire ça ? Je doute que les abonnés fassent toujours la différence.
Marion : Là, je suis d'accord avec toi sur le principe. La transparence, c'est essentiel. À mon avis, un bon influenceur doit toujours dire clairement quand c'est un partenariat. Et beaucoup le font.
Robin : Beaucoup, mais pas tous.
Marion : Pas tous, c'est vrai. Mais c'est pareil dans tous les métiers : il y a des gens honnêtes et des gens moins honnêtes. On ne dit pas que boulanger n'est pas un vrai métier parce qu'un boulanger vend du mauvais pain.
Robin : Ne touche pas aux boulangers.
Marion : Mon deuxième argument pour : la créativité. Les réseaux sociaux permettent à des gens très créatifs de s'exprimer sans passer par la télévision ou un grand journal. Une personne seule, dans sa chambre, peut créer quelque chose d'original et toucher beaucoup de monde. Je trouve que c'est une vraie liberté.
Robin : C'est vrai. Mon troisième argument, alors : la fragilité. Je ne suis pas sûr que ce soit un métier stable. Un jour, tu as beaucoup d'abonnés. Le lendemain, l'application change ses règles, et plus personne ne voit tes vidéos. Tu n'as pas de contrat, pas de salaire fixe.
Marion : C'est vrai, c'est un métier fragile. Mais beaucoup de métiers indépendants sont fragiles. Les artistes, les musiciens, les écrivains… Est-ce que tu penses qu'écrivain n'est pas un vrai métier ?
Robin : Non, évidemment. Bien joué.
Marion : Et mon troisième argument : la pression. Et là, je te rejoins un peu. C'est un vrai métier, mais un métier difficile pour la santé mentale. Il faut publier tout le temps, lire les commentaires, parfois très méchants. Je ne pense pas que tout le monde puisse le supporter.
Robin : Donc, conclusion ?
Marion : Ma conclusion : oui, je pense que c'est un vrai métier. Mais un métier qu'on ne devrait pas faire n'importe comment.
Robin : Et ma conclusion : je ne suis pas sûr que ce soit un métier comme les autres. Mais je reconnais que c'est beaucoup plus de travail que je ne le pensais. Et je continuerai à suivre mon boulanger.
Le jeu des avis
Marion : Maintenant, un petit jeu. Je dis une affirmation. Robin répond avec « je pense que » ou « je ne pense pas que ». Et il doit choisir le bon mode.
Robin : Prêt. Et sans tricher.
Marion : On commence : les réseaux sociaux rendent les gens plus heureux.
Robin : Je ne pense pas que les réseaux sociaux rendent les gens plus heureux. Rendent, au subjonctif. C'est la même forme qu'au présent, pour ce verbe.
Marion : Une autre : on peut apprendre le français avec des vidéos courtes.
Robin : Je pense qu'on peut apprendre beaucoup de choses avec des vidéos courtes. Mais je ne pense pas qu'on puisse apprendre une langue seulement avec ça.
Marion : Bravo, les deux modes dans une seule réponse ! Plus personnel : Marion sera un jour influenceuse.
Robin : Je doute fort qu'elle redevienne un jour influenceuse. Redevienne, subjonctif de redevenir.
Marion : Et la dernière : notre podcast est le meilleur podcast pour apprendre le français.
Robin : Je suis absolument sûr que c'est le meilleur. Indicatif, parce que je n'ai aucun doute.
Marion : Très bonne réponse. À toi maintenant. Je te donne une affirmation, réponds avec ton opinion, à voix haute : « Le télétravail est meilleur que le travail au bureau. » Mets sur pause et réponds. Une réponse possible : je pense que le télétravail est plus confortable, mais je ne pense pas qu'il soit meilleur pour tout le monde.
Partie 3 : Robin, influenceur pour une journée
Marion : Maintenant, un défi. Robin, tu dis que ce n'est pas un vrai métier. Alors aujourd'hui, tu deviens influenceur. Tu dois préparer une vidéo d'une minute.
Robin : Je savais que ça allait arriver. Et je parle de quoi ?
Marion : De ce que tu connais le mieux. Le pain.
Robin : Bon. D'accord. Première étape : je dois trouver une accroche, non ? Une phrase pour que les gens ne partent pas.
Marion : Exactement. Les premières secondes sont décisives.
Robin : Hmm… « Vous mangez votre baguette depuis des années… et vous faites tout faux. »
Marion : Oh, c'est bon, ça ! On a envie de savoir pourquoi. Tu vois, tu as du talent.
Robin : Je ne pense pas que ce soit du talent. Je pense que c'est de la manipulation.
Marion : C'est un peu les deux. Continue. La suite de la vidéo ?
Robin : Deuxième partie : les trois erreurs. Première erreur : vous mettez votre baguette dans un sac en plastique. Elle devient molle. Deuxième erreur : vous la coupez avec un mauvais couteau. Troisième erreur : vous ne mangez pas le quignon sur le chemin de la maison.
Marion : La troisième, c'est ton secret de l'autre épisode !
Robin : Exactement. Une bonne vidéo, il faut un peu d'humour. Et une conclusion : « Abonnez-vous pour plus de secrets de boulanger. »
Marion : Parfait. Maintenant, la question importante : une marque de farine t'écrit. Elle te propose un partenariat. Tu dois dire que leur farine est la meilleure. Tu acceptes ?
Robin : Hmm. Je ne sais pas si j'accepterais. Je ne connais pas leur farine. Je ne veux pas dire qu'un produit est le meilleur si je ne l'ai jamais essayé.
Marion : Et s'ils t'envoyaient la farine pour la tester ?
Robin : Alors je la testerais. Et si elle était bonne, je dirais : « C'est un partenariat, ils m'ont envoyé cette farine, et honnêtement, je la trouve très bonne. » Et si elle était mauvaise, je dirais non.
Marion : Tu vois ! Tu viens de décrire un influenceur honnête.
Robin : Honnête, oui. Riche, pas encore.
Marion : Dernière question : après cette expérience, tu penses toujours que ce n'est pas un vrai métier ?
Robin : Je pense que c'est un vrai travail. Je ne suis pas encore sûr que ce soit un vrai métier pour tout le monde. Mais je reconnais une chose : trouver une bonne accroche en trois secondes, c'est beaucoup plus difficile que je ne le pensais.
Marion : C'est déjà un grand pas. Note la nuance dans sa phrase : je pense que c'est, avec l'indicatif. Je ne suis pas sûr que ce soit, avec le subjonctif.
Les avis des auditeurs
Robin : Maintenant, les avis de nos auditeurs. On a imaginé ce qu'ils pourraient nous dire, et on regarde comment ils expriment leur opinion.
Marion : On commence avec Ana, au Portugal : « Je pense que les influenceurs m'ont aidée à apprendre le français. Je regarde des vidéos de cuisine en français tous les jours. Je ne crois pas qu'on puisse progresser aussi vite avec un livre seulement. »
Robin : Très belle phrase, Ana. « Je ne crois pas qu'on puisse » : le subjonctif de pouvoir, après une opinion négative. Bravo. Et je suis d'accord : apprendre avec ce qu'on aime, c'est plus efficace.
Marion : Ensuite, Marco, en Italie : « À mon avis, les réseaux sociaux sont dangereux pour les jeunes. Je doute qu'ils sachent toujours faire la différence entre la publicité et la vraie vie. »
Robin : « Je doute qu'ils sachent » : subjonctif de savoir, parfait. Marco, je partage ton inquiétude. Mais je pense aussi que les jeunes sont souvent plus malins qu'on ne le croit.
Marion : Changement de ton avec Yuki, au Japon : « Personnellement, je trouve que c'est un métier comme un autre. Il faut travailler, être créatif et régulier. Je ne comprends pas pourquoi les gens le critiquent autant. »
Robin : Yuki est dans l'équipe de Marion.
Marion : Et Yuki utilise « personnellement » et « je trouve que », deux expressions très naturelles. Et pour finir, Fatou, au Sénégal : « Je ne suis pas d'accord avec vous deux. Je pense qu'il faudrait parler des créateurs, pas des influenceurs. Un créateur crée quelque chose. Un influenceur vend quelque chose. »
Robin : Oh, ça, c'est une distinction très intéressante. Fatou, je crois que tu as trouvé la vraie réponse à notre débat.
Marion : C'est vrai. Ce n'est pas le réseau social qui fait la différence, c'est ce qu'on y fait. Merci, Fatou !
Robin : Et toi qui écoutes, donne ton avis à voix haute avec deux expressions différentes. Par exemple : « Personnellement, je trouve que… mais je ne pense pas que… » Mets sur pause et donne ton avis.
Partie 4 : d'accord, pas d'accord
Marion : En français, entre « oui » et « non », il y a beaucoup de nuances. Voici comment dire si tu es d'accord, et à quel point.
Robin : Le plus fort : « Je suis tout à fait d'accord. »
Marion : Un peu moins fort : « Je suis plutôt d'accord. » Ou : « Tu as raison. »
Robin : Au milieu : « Je suis d'accord, mais… » « Oui et non. » « Ça dépend. » Les Français adorent dire « ça dépend ».
Marion : C'est vrai. Le désaccord poli : « Je ne suis pas sûre. » « C'est discutable. »
Robin : Le désaccord fort : « Je ne suis pas du tout d'accord. » Ou, plus familier : « N'importe quoi ! » Mais attention, celui-là peut vexer.
Marion : Et une expression très française : « Tu n'as pas tort. » Ça veut dire : tu as un peu raison… sans vraiment l'admettre.
Robin : C'est mon expression préférée. Je l'utilise beaucoup avec Marion.
Marion : Je sais. On s'entraîne ? Je dis une affirmation sur les réseaux sociaux, tu réponds avec une nuance différente à chaque fois.
Robin : Vas-y.
Marion : Je commence : on passe trop de temps sur nos téléphones.
Robin : Je suis tout à fait d'accord. Moi le premier, d'ailleurs. Je regarde mon téléphone dès que j'attends quelque chose.
Marion : Ensuite : les réseaux sociaux rapprochent les gens.
Robin : Ça dépend. Ils rapprochent les gens qui sont loin. Je parle avec un ami qui vit au Canada grâce à eux. Mais parfois, ils éloignent les gens qui sont près. Au restaurant, quand tout le monde regarde son écran, par exemple.
Marion : Très nuancé. Une plus risquée : dans dix ans, plus personne ne regardera la télévision.
Robin : C'est discutable. Je ne pense pas que la télévision disparaisse complètement. Elle change, c'est tout.
Marion : Celle-là va te plaire : les influenceurs devraient avoir un diplôme.
Robin : Je ne suis pas du tout d'accord. Même moi, je trouve que c'est trop. Un diplôme de quoi ? D'accroche en trois secondes ?
Marion : Et la dernière : Robin serait un excellent influenceur.
Robin : Tu n'as pas tort.
Marion : Tu vois, « tu n'as pas tort » ! Il est d'accord, mais il ne veut pas le dire.
Les règles d'or d'un bon créateur
Robin : Pour finir notre débat sur une note positive, je propose qu'on écrive ensemble les règles d'or d'un bon créateur de contenu. Selon nous.
Marion : Excellente idée. Première règle, la mienne : il faut que ce soit utile ou drôle. Si une vidéo n'apprend rien et ne fait pas rire, je ne vois pas pourquoi on la regarderait.
Robin : Deuxième règle, la mienne : il faut que ce soit honnête. Quand c'est un partenariat, on le dit tout de suite. Pas à la fin, en tout petit.
Marion : Troisième : il faut qu'on respecte son public. Pas de fausses promesses, pas de titres mensongers. Si le titre dit « apprends le français en trois jours », je doute que ce soit vrai.
Robin : Très juste. Quatrième : il faut savoir s'arrêter. Prendre des pauses, ne pas publier tous les jours si on est épuisé. Un créateur fatigué, ça se voit.
Marion : Et cinquième, la plus importante pour moi : il faut que ce soit sincère. Les gens sentent quand quelqu'un fait semblant. Et toi qui écoutes, ajoute ta règle d'or à notre liste. Commence par « il faut que ». Par exemple : il faut que les vidéos soient courtes. Mets sur pause et dis ta règle à voix haute.
Les erreurs fréquentes
Robin : Les erreurs fréquentes. La plus courante : le subjonctif après « je pense que », à la forme affirmative. « Je pense que ce soit vrai. » Non. Quand on est sûr, c'est l'indicatif : je pense que c'est vrai.
Marion : Et l'erreur inverse : l'indicatif après « je doute que ». « Je doute qu'il a raison. » Non : je doute qu'il ait raison. Après « je doute que », c'est le subjonctif.
Robin : Une erreur de style, maintenant : « selon moi, je pense que ». On entend souvent les deux ensemble. « Selon moi, je pense que c'est un métier. » C'est répétitif : selon moi, et je pense, ça veut dire la même chose. Choisis l'un ou l'autre.
Marion : Et attention à « je suis d'accord » : on ne dit pas « je suis d'accord à toi ». On dit : je suis d'accord avec toi, je suis d'accord avec cette idée. Et pour une phrase : je suis d'accord pour dire que c'est difficile.
Robin : Et un bonus : pour accepter une proposition, on dit simplement « d'accord » ou « ça marche ». « Je suis d'accord », c'est plutôt pour une opinion.
À toi de jouer
Marion : À toi de jouer. Trois questions, trois opinions. Réponds à voix haute, avec une expression d'opinion différente à chaque fois. Après chaque question, mets sur pause pour répondre. Ensuite, je te donne un exemple.
Robin : D'abord : est-ce que tu suis des créateurs de contenu ? Lesquels, et pourquoi ?
Marion : Exemple : oui, je suis le compte d'une créatrice qui fait des recettes faciles. À mon avis, ses vidéos sont très utiles, et je trouve qu'elle explique très bien.
Robin : Ensuite : est-ce que tu achètes des produits recommandés par des influenceurs ?
Marion : Exemple : non, presque jamais. Je ne pense pas que leurs recommandations soient toujours sincères.
Robin : Et la dernière, plus personnelle : si ton enfant te disait « je veux devenir influenceur », qu'est-ce que tu répondrais ?
Marion : Exemple : je lui dirais que c'est possible, mais je ne suis pas sûre que ce soit facile. Je lui conseillerais d'avoir aussi un autre projet.
Robin : Très sage. Plus sage que moi : moi, je lui dirais de devenir boulanger.
Les phrases à retenir
Marion : Voici les dix phrases à retenir de l'épisode. Mets sur pause après chacune et répète-la à voix haute.
Robin : À mon avis, c'est un vrai métier.
Marion : Je pense que c'est un métier difficile.
Robin : Je ne pense pas que ce soit un métier stable.
Marion : Je trouve que leurs vidéos sont créatives.
Robin : Je doute que les abonnés fassent la différence.
Marion : Je ne suis pas sûre qu'il ait raison.
Robin : Je suis d'accord avec toi sur ce point.
Marion : Je ne suis pas du tout d'accord.
Robin : Selon moi, la transparence est essentielle.
Marion : Je ne crois pas que tout le monde puisse le supporter.
Robin : Bravo. Avec ces dix phrases, tu peux participer à n'importe quel débat en français.
Quiz
Marion : Le quiz ! Sept questions : d'abord deux questions de compréhension, puis cinq autres. Pour chacune, mets sur pause si tu veux chercher : la réponse arrive juste après.
Robin : Première question de compréhension. Dans ma vidéo d'influenceur, quelles sont les trois erreurs avec la baguette ? Réponse : la mettre dans un sac en plastique, la couper avec un mauvais couteau, et ne pas manger le quignon.
Marion : Deuxième question de compréhension. Pour Fatou, quelle est la différence entre un créateur et un influenceur ? Réponse : un créateur crée quelque chose. Un influenceur vend quelque chose.
Robin : Question trois. Indicatif ou subjonctif ? « Je pense que c'… être… un vrai métier. » Réponse : je pense que c'est un vrai métier. Indicatif.
Marion : Question quatre. Et maintenant : « Je ne pense pas que ce… être… un vrai métier. » Réponse : je ne pense pas que ce soit un vrai métier. Subjonctif.
Robin : Question cinq. Corrige la phrase : « Je doute qu'il a raison. » Réponse : je doute qu'il ait raison.
Marion : Question six. Qu'est-ce qu'un partenariat, sur les réseaux sociaux ? Réponse : un accord entre une marque et un créateur de contenu, qui parle des produits de la marque.
Robin : Question sept. Que veut dire « faire le buzz » ? Réponse : devenir très populaire très vite, et que tout le monde en parle.
The answer
Robin : Bon. Marion. Tes trois semaines d'influenceuse.
Marion : Alors. J'avais un compte avec des photos de mon chat, Biscotte. Il avait environ deux cents abonnés. Surtout ma famille.
Robin : Une star internationale.
Marion : Un jour, une petite marque de croquettes m'a écrit. Elle me proposait un partenariat : un sac de croquettes gratuit, en échange d'une photo de Biscotte en train de manger.
Robin : Et tu as accepté.
Marion : J'ai accepté. J'étais très fière. J'ai fait la photo. Mais Biscotte… Biscotte a détesté les croquettes. Il les a regardées, il les a senties, et il est parti. Il n'a jamais voulu les manger.
Robin : Le chat le plus honnête de France.
Marion : Alors, je n'ai pas voulu mentir. J'ai publié la photo avec ce texte : « Partenariat. Biscotte n'aime pas. Désolée. »
Robin : Et la marque ?
Marion : La marque ne m'a plus jamais écrit. Et j'ai arrêté ma carrière d'influenceuse après trois semaines. Mais je pense que j'ai été la plus transparente de toute l'histoire d'Internet.
Robin : Je ne pense pas que quelqu'un puisse faire mieux.
Au revoir
Marion : Merci d'avoir écouté Fluentable French ! Si tu as compris tout ce débat, et la différence entre « je pense que » et « je ne pense pas que », ton niveau est probablement déjà très solide. Vérifie-le avec notre test de niveau gratuit, le lien est dans la description.
Robin : Et donne-nous ton avis en commentaire : influenceur, c'est un vrai métier, oui ou non ? Avec le bon mode, s'il te plaît.
Marion : À bientôt !
Robin : À bientôt. Et un bonjour à Biscotte.